Expositions au musée La Piscine de Roubaix
Le 30 octobre 2019 | 0 commentaire(s)

Venez découvrir les deux expositions au Musée de La Piscine de Roubaix

Du 19 octobre 2019 au 2 février 2020

Les deux catalogues de l’exposition (Marie-Pierre Thiébaut, la forme geste ainsi que La chapelle d’Hem, commande d’un patron esthète roubaisien) ont été réalisés par les éditions invenit.


  • Formée à la sculpture par Ossip Zadkine, Marie-Pierre Thiébaut collabore en 1967 et 1968, en Algérie, avec l’architecte Fernand Pouillon. La découverte du Sud algérien et de ses constructions traditionnelles aux volumes simples et à la décoration dépouillée influence durablement son art, imprégné par la lumière et par une connivence avec la matière et les matériaux, pierre, bronze, bois et plâtre, mais aussi terre, ciment et papier.
    Ses architectures-sculptures épurées traduisent parfaitement le lien intime que l’artiste entretient avec la nature tandis que ses séries d’empreintes de doigts, paumes, mains, seins et ventres, véritables estampes du vivant, soulignent l’omniprésence du corps de l’artiste au sein du processus créatif.
    Cette exposition est organisée à l’occasion de l’importante donation d’œuvres de l’artiste, récemment consentie à La Piscine par Michelle Porte.
  • Classée au titre des Monuments Historiques, la chapelle Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face à Hem constitue un remarquable témoignage du renouveau de l’art sacré à la fin des années 1950. Née de la volonté de l’industriel roubaisien Philippe Leclercq (1899-1980), elle réunit dans un espace presque intime signé Hermann Baur, architecte suisse, les artistes Alfred Manessier, Eugène Dodeigne, Georges Rouault, Jean Roulland, le couple de tisserands Jacques et Bilou Plasse-Le Caisne et l’orfèvre Christian Fjerdingstad.
    Philippe Leclercq souhaite faire œuvre de mécénat. Il pense d’abord participer à la construction du couvent des Dominicains à Lille mais abandonne le projet pour proposer l’édification d’une chapelle dans le quartier ouvrier d’Hempempont dans la banlieue de Roubaix. Issue d’une étroite collaboration, tout au long du chantier, entre le commanditaire, le clergé, l’architecte, le peintre, deux sculpteurs et un lissier, la chapelle Sainte-Thérèse constitue un exemple rare d’œuvre d’art total, où le « mur de lumière » d’Alfred Manessier contribue essentiellement à l’atmosphère si particulière du lieu.
    Grâce aux prêts consentis notamment par l’association diocésaine de Lille et les familles des artistes, plans, notes, photographies, coupures de presse, mais aussi objets d’orfèvrerie et ornements liturgiques, permettent de retracer la genèse de cet ensemble exceptionnel et de souligner la qualité d’une architecture et d’un mobilier pensé pour elle par des artistes de renommée nationale et internationale.

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