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ISBN : 9782918698401
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Dali, prémonition de la guerre civile

1937. Face à face, deux maîtres : Picasso, qui porte les germes de la colère de Guernica ; Dalí, qui a peint en 1936 Construction molle avec haricots bouillis (Prémonition de la guerre civile) et qui éprouve pour son aîné une passion puissante ; deux idéologies, deux esthétiques, deux hommes subjugués par leur muse, que l’écrivain espagnol Fernando Arrabal […]

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1937. Face à face, deux maîtres : Picasso, qui porte les germes de la colère de Guernica ; Dalí, qui a peint en 1936 Construction molle avec haricots bouillis (Prémonition de la guerre civile) et qui éprouve pour son aîné une passion puissante ; deux idéologies, deux esthétiques, deux hommes subjugués par leur muse, que l’écrivain espagnol Fernando Arrabal met en scène avec l’exubérance qui lui est propre. De ces expatriés venus de la patrie chère à Arrabal, la «Destierrolandia», et d’une confrontation imaginée à un moment charnière d’une Histoire qui pourrait se répéter, l’écrivain bouscule avec irrévérence et un plaisir communicatif les rapports de force qui se construisent.

ISBN : 9782918698401
Editeur : invenit éditions
Date de publication : janvier 2013
Nombre de pages : 80 - broché - 13 x 21 cm

Auteur : Fernando ARRABAL
Fernando Arrabal est né le 11 août 1932 à Melilla. Dans son enfance, il a souffert de la mystérieuse disparition de son père, condamné à mort par le régime de Franco, puis évadé en 1941. Il a reçu un prix national de « surdoué » cette même année. Arrabal vit en France depuis 1955. Il a publié sa célèbre Lettre au général Franco du vivant du dictateur. Il a été jugé sous le régime franquiste en 1967 et emprisonné, malgré le soutien énergique de la plupart des grands écrivains de l'époque, de François Mauriac à Arthur Miller, et une requête auprès du tribunal de Samuel Beckett qui déclara : « Si faute il y a, qu'elle soit vue à la lumière du grand mérite d'hier et de la grande promesse de demain ». À la mort du général Franco, il a fait partie du groupe des cinq Espagnols (interdits de retour) les plus dangereux, avec Santiago Carrillo, La Pasionaria, Líster et El Campesino. Plus tard, la démocratie en Espagne lui permettra d'atteindre la reconnaissance dans son pays natal avec une centaine de distinctions dont deux prix nationaux de théâtre. Il est co-fondateur du mouvement « Panique » avec Topor et Jodorowsky. ll devient Transcendant Satrape du Collège de ‘Pataphysique en 1990. Ami d'Andy Warhol et de Tristan Tzara, il a passé trois années dans le groupe surréaliste d'André Breton. Mel Gussow (The New York Times) l'a considéré comme l'unique survivant des « quatre avatars de la modernité ». Le Dictionnaire des littératures définit ainsi l’œuvre d’Arrabal : « Un théâtre fou, brutal, clinquant, joyeusement provocateur. Un potlatch dramaturgique où la carcasse de nos sociétés "avancées" se trouve carbonisée sur la rampe festive d'une révolution permanente. Il hérite de la lucidité d'un Kafka et de l'humour d'un Jarry ; il s'apparente, dans sa violence, à Sade ou à Artaud. Mais il est sans doute le seul à avoir poussé la dérision aussi loin. Profondément politique et joyeusement ludique, révoltée et bohème, son œuvre est le syndrome de notre siècle de barbelés et de goulags : une façon de se maintenir en sursis. » (Dictionnaire des littératures, éd. Bordas).

“Dali, prémonition de la guerre civile”

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